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L'ARTAA, « ASSOCIATION POUR LA RENCONTRE
PAR LE TAI-CHI-CHUAN, L'AÏKIDO ET AFFINITAIRES », RÉUNIT À
RUEIL UNE QUARANTAINE D'ADHÉRENTS AUTOUR DE LA PRATIQUE D'UN
ART MARTIAL CHINOIS PAS COMME LES AUTRES. PRÉSENTATION D'UNE
DISCIPLINE VOUÉE AU DÉVELOPPEMENT PERSONNEL.
PAR YAËL SIMON
Plusieurs fois champion de France et d'Europe, Michel
Dussauchoy ne tarit pas d'éloges sur le tai-chi-chuan.
L'association qu'il anime, dont le siège se trouve à Rueil
depuis 2001, est née de la rencontre d'une poignée de
personnes désireuses d'en dispenser l'enseignement
traditionnel. «J'ai pratiqué la lutte et la boxe française,
avant de découvrir l'aïkido et le tai-chi-chuan, se
souvient Michel Dussauchoy. J'ai été séduit par la
dimension spirituelle inhérente à ces pratiques de non-résistance.» |
De fait,
le tai-chi-chuan s'avère tout autant une philosophie
méditative, inspirée du taoïsme, qu'une discipline
sportive. «Nous privilégions, au début,
une gestuelle lente en duo, quasi chorégraphique, explique
Michel Dussauchoy. Ce n'est qu'ensuite que se révèle la
perspective "self-defense" du tai-chi-chuan.» Cette
«relaxation dynamique» s'adresse à tous les publics, mais
répondra plus particulièrement aux attentes de celui ou
celle qui recherche avant tout le bénéfice d'un «épanouissement
progressif dans le rapport à soi-même et dans sa relation à
l'environnement et aux autres». Parfois qualifié de
«self-défense féminine» (la notion de féminité renvoyant
ici au principe du «yin»), le tai-chi-chuan réconcilie le
corps et l'esprit. Sport à part entière qui se pratique à
mains nues ou avec des armes (épée, sabre, bâton il relève
de la fédération française des arts martiaux chinois et
sera élevé au rang de discipline olympique lors des Jeux de
Pékin, en 2008.
Un enseignement aux multiples facettes
L'ARTAA a également pour vocation d'enseigner toutes les
variantes du tai-chi-chuan, pour toutes les classes d'âge, de
même que l'aïkido, le kung-fu et le qi gong, mais ne peut
actuellement, faute de locaux suffisamment spacieux, exprimer
toute sa créativité. Afin de promouvoir le tai-chi-chuan et
autres arts martiaux chinois, Michel Dussauchoy se déclare
prêt à organiser des conférences-démonstrations gratuites
et à monter une équipe locale de haut niveau. «Notre
ambition est de créer une école rueilloise de tai-chi-chuan,
où nous formerions de futurs enseignants», précise-t-il.
D'ailleurs, l'association attire déjà des
professionnels parisiens qui viennent se perfectionner... à
Rueil ! |